La saxophoniste et compositrice Jasmine Myra présente neuf compositions d'une beauté et d'une profondeur saisissantes, reflets de ses réflexions sur la vie, l'épanouissement et la progression, nourries par sa vision de la dualité. « Ce sont ces moments doux-amers, déchirants mais si importants. Se projeter dans l'avenir et tenter de donner un sens à la vie », confie-t-elle. « La douleur est inévitable, et les épreuves font partie de la vie, quoi qu'il arrive, mais c'est sans elles que l'on grandit, que l'on apprend sur soi-même et sur le monde. La dualité, c'est la croissance, le passage de l'autre côté. J'avais cette idée en tête dès le départ. »
La vision musicale foisonnante de Jasmine Myra et son talent de conteuse instrumentale ont pris vie durant cinq jours, réunis dans une même pièce des studios The Nave à Leeds avec son ensemble de longue date, enrichi d'une section de cordes – le tout enregistré en direct.
Avant de quitter Leeds pour Londres, Jasmine Myra avait croisé la route d'Ozzy Moysey, leader du groupe Ancient Infinity Orchestra, avec qui elle participait souvent à des jam sessions. Cela faisait de lui le choix idéal pour diriger l'orchestre de treize musiciens, lui permettant ainsi d'insuffler une tendresse et une élégie maximales aux lignes de saxophone alto qu'elle avait composées. Son jeu s'intègre avec précision à chaque morceau, sans jamais s'imposer. Il enveloppe délicatement les mélodies précises qu'elle a écrites pour cordes, piano, flûte, guitare, vibraphone et harpe, lesquelles se déploient et s'entrelacent avec grâce autour du saxophone ténor, de la contrebasse, de la batterie et des percussions. Des mélodies qui scintillent comme le soleil sur l'eau.