đ„đ„ 1 Exemplaire Limited Edition. Hummingbird Sage Splatter vinyl est disponible. A prĂ©ciser dans la commande đ„đ„
Le Midwest, et plus particuliĂšrement la rĂ©gion dâorigine dâEric D. Johnson, est une vaste plaine. En la traversant sur lâautoroute, on aperçoit des villes et des villages se profiler Ă lâhorizon, mais on ne remarque pas les autres constructions humaines qui parsĂšment le paysage, colline aprĂšs colline, bĂąties avec les dĂ©chets du passĂ© : les dĂ©charges (landfills). Certaines de ces collines offrent de superbes pistes de luge, des parcs et des sentiers. Dâautres transforment les dĂ©chets organiques en compost. The Landfill, est tout autre chose : une montagne qui domine le paysage cher Ă Johnson. Au cours de ses 25 ans de carriĂšre sous le nom de Fruit Bats, lâĆuvre dâEric D. Johnson est le fruit dâun travail de patience et de perfectionnement constant. Ses chansons prennent vie sur des albums qui embrassent de longues pĂ©riodes de sa vie et de ses souvenirs. Lâenregistrement de Baby Man a changĂ© la donne: lâartiste sâest interdit de se rĂ©fĂ©rer aux morceaux sur lesquels il travaillait avant lâenregistrement de lâalbum, utilisant la technique du flux de conscience, crĂ©ant un tĂ©moignage saisissant du talent de Johnson comme auteur-compositeur-interprĂšte. Baby Man, et lâattention particuliĂšre portĂ©e Ă sa voix et Ă son instrument, ont libĂ©rĂ© quelque chose en Johnson lors de lâĂ©criture dâun nouvel album avec un groupe au complet, et quelques semaines plus tard, il Ă©tait de retour en studio, cette fois avec son groupe : David Dawda (basse), Josh Mease (guitares, synthĂ©tiseur), Frank LoCrasto (piano, synthĂ©tiseur) et Kosta Galanopoulos (batterie). Avec ces musiciens, Johnson a passĂ© plus de dix ans Ă faire de Fruit Bats lâun des groupes les plus demandĂ©s sur scĂšne dans le milieu indie rock. Ă lâĂ©coute de The Landfill, on comprend aisĂ©ment pourquoi : ce groupe est tout simplement exceptionnel. The Landfill est lâalbum le plus live de Fruit Bats. En rĂ©duisant le nombre de pistes qui composent habituellement un morceau avec tout le groupe, la dimension onirique et psychĂ©dĂ©lique de leur son est plus intense que jamais. Le temps et lâespace se fondent dans le sublime tandis que le groupe se soude autour de la voix vaporeuse de Johnson sur âThat Goddamn Sunâ. En trouvant un Ă©quilibre subtil entre romance extatique et mĂ©lancolie, âThink Aboutchaâ se situe entre le sublime et le tragique, entre le E Street Band et Paul McCartney, avec une lĂ©gĂšretĂ© teintĂ©e dâune gravitĂ© hors du commun, tandis que âPerhaps Weâre a Stormâ fonce tĂȘte baissĂ©e vers lâinconnu. Toutes ces chansons sâimposent dâemblĂ©e comme parmi les meilleures du rĂ©pertoire toujours plus fourni dâEric D. Johnson. Câest le sommet le plus impressionnant quâil ait atteint jusquâĂ prĂ©sent, musicalement et lyriquement : un ensemble de morceaux endiablĂ©s, interprĂ©tĂ©s par un groupe au complet, ne pourrait ĂȘtre plus sincĂšre et authentique quant Ă ses espoirs et ses angoisses, ses rĂȘves et ses Ă©checs, son passĂ© et son avenir, comme sâil nây avait que lui, sa guitare et lâauditeur.
