Dans un paysage de la presse en complète décrépitude, Olivier Drago, profil emblématique du journalisme musical hexagonal post 2000, ultime résistant à l’éthique et à la combativité sans failles, fait figure d’exception. Rédacteur en chef et éditeur (via sa structure Noise Publishing), Grand Ordonnateur donc, du magazine new Noise, également fondateur, au début et au cours des années 2000, des titres Velvet, puis Versus, puis Noise (trois incarnations d’une même vision, pré new Noise), ainsi qu’instigateur du webzine No Brain No Headache à la fin des années 1990, il se livre ici avec cette fermeté anti-bullshit qu’on lui connaît, doublée d’une totale franchise.
Une limpidité du propos mêlée à une justesse de ton appréciable, consolidée par un dévouement et un pragmatisme à toute épreuve, qu prodiguent à ses avis/analyses une force exemplaire.
Pour qui se targue de goûter au nectar culturel sous toutes se formes, la clarification de ce qui se trame dans les kiosques ces ving dernières années paraissait nécessaire.
Qui, à l'heure actuelle, en France, incarne mieux que new Nois cette idée de complète indépendance et d'absolue opposition au règles inhérentes à ce microcosme lessivé? Olivier a su prouver tou au long de ces deux décennies qu'une réelle intransigeance et u respect indéfectible pour le rock (et post rock), la noise, le hardcor (et post hardcore), le metal (et post metal) ainsi que tous les sous genres affiliés aux sphères souterraines étaient encore possible dans une publication à exposition nationale. Plus qu'une lutt acharnée contre la légèreté/médiocrité ambiante, c'est une bell leçon de journalisme qu'il nous donne; de l'artisanat professionne (ou du professionnalisme hautement artisanal !), dans ce que ces termes ont de plus pur.
Entretiens menés par Sam Guillerand (+ avant-propos).
Préfaces de Bertrand Pinsac et Élodie Denis.