Colemine Records
Inna Soul Steady Situation - Joey Quinones
Inna Soul Steady Situation - Joey Quinones
Si vous demandiez à Joey Quiñones où il puise son inspiration musicale, vous n'auriez pas besoin de chercher bien loin : il suffit d'écouter sa musique. Ce natif de l'est de Los Angeles est transporté dans un périmètre de deux pâtés de maisons autour de chez lui, de l'épicerie au disquaire Sign of Music sur Whittier Boulevard, puis jusqu'à la maison d'un ami. Dans ces deux rues, on entend la cumbia résonner dans les magasins, des répétitions punk dans un garage, des vieux tubes qui s'échappent du jardin du voisin – une véritable explosion sensorielle qui vous suit jusqu'à la maison, tous ces genres musicaux se mêlant dans votre tête.
Ce n'est pas une surprise pour les fans de longue date de Quiñones. Il s'est imposé comme un interprète majeur de sa génération, consacrant sa carrière à offrir sa vision unique du répertoire soul chicano. Mais avant Thee Sinseers, avant les orchestrations luxuriantes et les harmonies impeccables qui sont devenues sa signature, Quiñones a fait ses armes en accompagnant divers groupes jamaïcains de ska et de dancehall en tournée en Californie du Sud. Il décrit ces années comme son école du reggae, où il se faisait engueuler par tous les artistes jamaïcains qui sortaient un disque. Ces années d'apprentissage du rocksteady et du roots reggae ont influencé tout ce qui a suivi – et sur son nouvel album solo, Inna Soul Steady Situation, Quiñones met enfin ces influences au premier plan.
Ce mélange de styles si caractéristique résonne dès le premier morceau, « Soul Steady Situation » : la voix de Quiñones entre en scène comme un DJ qui toast sur le riddim, un signal d'alarme annonçant ses intentions avec une urgence irrésistible, prête à enflammer les clubs. Puis vient le break de batterie classique, qui s'installe dans un groove rocksteady et donne le ton : une soul teintée de dancehall, faite pour bouger, pas seulement pour contempler. C'est une rupture délibérée avec les orchestrations luxuriantes de Thee Sinseers, un son épuré qui met en valeur les racines jamaïcaines qui ont toujours imprégné l'œuvre de Quiñones.
En un clin d'œil, vous voilà embarqué à bord d'un vaisseau spatial soul sonore, avec Quiñones aux commandes, accompagné de son duo de choc : Eric Johnson (Thee Sinseers) au saxophone et Eleazar (Brown Boyz) au piano. Laissez-vous porter sur des nuages argentés et bercer par les rythmes oniriques et lunaires de titres comme « Don't Let Go », « Driftin' » et « One More Night ».
Avec le soutien indéfectible de Colemine Records, label incontournable de la soul contemporaine, Quiñones réussit une fois de plus à prouver qu'il est un artiste prêt à prendre des risques et à explorer différents styles avec brio, tout en conservant une authenticité profonde. C'est un partenariat fondé sur la confiance : Colemine s'est imposé comme la référence pour les artistes soul modernes qui font évoluer le genre, reconnaissant que le mélange des genres n'est pas un artifice, mais l'évolution naturelle de la musique soul elle-même.
Grâce à cette expression authentique, Quiñones et son groupe parviennent également à insuffler une touche de légèreté et de fantaisie, créant un équilibre qui contrebalance les accents émotionnels plus profonds présents dans les précédents albums des Sinseers. « Bolsita » en est un parfait exemple : cette chanson festive et humoristique rend hommage à des hymnes emblématiques comme « Tequila » de The Champs et « Tighten Up » d'Archie Bell & the Drells. Mais Quiñones ne s'arrête pas là : il intègre du boogaloo électrique, l'énergie des premiers big bands de Ray Charles et les touches de soul latine de Joe Cuba et Willie Colón, créant ainsi une musique à la fois nostalgique et novatrice. Le saxophone d'Eric Johnson occupe le devant de la scène, ajoutant des solos enjoués qui élargissent le spectre sonore. Le terme « bolsita », qui signifie « petit sac », sert de langage commun pour « que la fête commence ! » — c'est un peu kitsch, Quiñones vous le dira, mais c'est le genre de chanson que tout le monde va chanter à tue-tête, qu'on le veuille ou non. Et c'est précisément le but.
À la fin de l'album, après avoir suivi Quiñones à travers différents genres et époques, on réalise qu'on a assisté à la performance d'un artiste au sommet de son art, faisant ce que les plus grands font toujours : capturer quelque chose de profondément spécifique — l'identité chicano, l'ADN sonore d'East Los Angeles — et, dans cette spécificité, révéler quelque chose d'universel. C'est une musique qui transcende l'âge, la race, la géographie et la classe sociale précisément parce qu'elle refuse d'édulcorer ses aspérités. Un talent intergénérationnel qui construit un attrait intemporel, un groove à la fois qui brouille les frontières des genres.
Impossible de charger la disponibilité du service de retrait

-
Livraison
Le DéTour est un concept store indépendant situé en Alsace. Le prix de la livraison est fixé en fonction des tarifs en vigueur. Nous n'avons pas la possibilité de vous offrir la livraison.
-
Retour
Vous pouvez demander un retour via notre formulaire de contact. Les frais de retour sont à votre charge.
-
UNE BOUTIQUE OUVERTE TOUTE LA SEMAINE !
Du lundi au samedi de 10h à 19h
-
UNE BOUTIQUE INDÉPENDANTE ET LOCALE !
A Mulhouse en Alsace
-
UN PAIEMENT SÉCURISÉ
Commandez en toute sécurité
-
UNE LIVRAISON RAPIDE
Expédition & livraison rapide dans toute la France, en Allemagne, Suisse et Belgique !